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Jacintha

Jacintha est née le 11 mars 1910, dans la paroisse de Fatima, canton de Vila Nova de Ourem. Elle fut baptisée le 19 mars, en la fête de St Joseph.
Son père s’appelait Manuel Pedro Marto (1873-1957), homme très sérieux, pieux et craignant Dieu, sa mère était Olympia de Jésus (1870-1956), femme simple et pieuse, sœur du père de Lucie.
Mme Olympia s’était mariée deux fois ; une première fois, en 1888, avec un frère de la mère de Lucie, dont elle eut deux enfants : Antonio et Manuel dos Santos Rosa. De son second mariage, en 1897, elle eut sept enfants : José, Thérèse morte à deux ans, Florinda décédée en 1920 à l’age de 17 ans, Thérèse décédée en 1921 à l’age de 16 ans, Jean, François et Jacinthe.

Lucie raconte : « Jacinthe aimait beaucoup aussi prendre les petits agneaux blancs, s’asseoir en les prenant sur ses genoux, les serrer, les embrasser et, le soir, les apporter dans ses bras à la maison afin qu’ils ne se fatiguent pas. Un jour, en retournant à la maison, elle se mit au milieu du troupeau.
- Jacinthe, lui demandais-je, pourquoi vas-tu là au milieu des brebis ?
- Pour faire comme Notre Seigneur sur l’image que l’on m’a donnée. Lui aussi est au milieu de plusieurs brebis et il porte un agneau dans ses bras.

Un jour, nous étions en train de jouer dans la maison de mes parents, et c’était à moi de lui donner un gage. Mon frère était assis à écrire devant une table. Je l’envoyai alors lui donner une accolade et un baiser, mais elle répondit :
- Cela, non. Commande moi autre chose. Pourquoi ne me fais-tu pas embrasser Notre Seigneur qui est là ?
- Oui, répondis-je. Monte sur une chaise, apporte-le ici et, à genoux, donne-lui trois baisers, un pour François, un autre pour moi et un autre pour toi.
- A Notre Seigneur, j’en donnerai autant que tu voudras.
Elle courut chercher le crucifix, l’embrassant et le serrant avec une telle dévotion que jamais plus je n’oublierai cette action.

Après la première apparition de Notre Dame, Lucie recommanda avec insistance à ses cousins de garder le secret sur tout ce qu’ils avaient vu et entendu.
« Lorsque ce même après-midi, encore sous l’effet de la surprise, nous demeurions pensifs, Jacinthe s’exclamait de temps en temps avec enthousiasme :
- Oh ! Quelle belle dame !
- Je vois bien, lui disais-je, que tu vas le dire encore à quelqu’un.
- Non, non, je ne dirai rien, répondit-elle, ne t’inquiète pas. 
Le lendemain, raconte Sr Lucie, lorsque son frère courut pour me faire part de ce qu’elle avait dit le soir, chez elle, Jacinthe écouta l’accusation sans rien dire.
- Tu vois, je le pensais bien !
- Je sentais quelque chose en moi qui ne pouvait me permettre de rester silencieuse, répondit-elle avec les larmes aux yeux.
- Maintenant, ne pleure pas et ne dis plus rien à personne de ce que cette Dame nous a dit.
- Je l’ai déjà dit.
- Qu’as-tu dit ?
- J’ai dit que cette Dame nous avait promis de nous emmener au Ciel.
- Et tout de suite tu es allée dire cela !
- Pardonne-moi, je ne dirai plus rien à personne.
Entre temps, la nouvelle de l’évènement s’était répandue. Ma mère commençait à se préoccuper et voulait à tout prix que je me dédise. Un jour, avant de sortir avec le troupeau, elle voulut m’obliger à confesser que j’avais menti. Elle n’épargna pas pour cela les menaces, les caresses, ni même le manche à balai. Ne pouvant obtenir qu’un silence obstiné ou la confirmation de ce que j’avais déjà dit, elle m’envoya ouvrir la porte de la bergerie et me dit de bien réfléchir pendant la journée, que si elle n’avait jamais toléré un mensonge de ses enfants, maintenant moins encore, elle ne pouvait en tolérer un de ce genre là, et que le soir même elle m’obligerait d’aller trouver les personnes que j’avais trompées, confesser que j’avais menti et leur demander pardon. Je partis alors avec mes brebis et ce jour-là mes compagnons m’attendaient déjà. Ils coururent à ma rencontre. En me voyant pleurer, ils m’en demandèrent la cause. Je leur racontai ce qui s’était passé et j’ajoutai :
- Maintenant, dites-moi ce que je dois faire. Ma mère veut à tout prix que je dise que j’ai menti. Mais comment vais-je le dire ?
François dit alors à Jacinthe :
- Tu vois, c’est toi la coupable ! Pourquoi as-tu parlé ?
La pauvre enfant se mit à genoux en pleurant, les mains jointes, nous demandant pardon.
- J’ai mal fait, disait-elle en pleurant, mais je ne dirai plus jamais rien à personne ! »

Lorsque le 13 août les enfants furent emprisonnés 3 jours par l’administrateur du Canton, Lucie lui demande pourquoi elle pleure :
- Parce que, répondit-elle, nous allons mourir sans revoir ni père ni mère ! Et tandis que les larmes coulaient sur sa figure elle ajouta : je voudrais au moins voir ma mère.
- Alors, tu ne veux pas offrir ce sacrifice pour la conversion des pécheurs ?
- Si, si, je le veux !
Et le visage baigné de larmes, les mains et les yeux levés au ciel, elle fit cette offrande : O mon Jésus, c’est pour votre amour, pour la conversion des pécheurs, pour le Saint Père et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie.
Dans la prison, il y avait d’autres détenus qui essayèrent de consoler les enfants :
- Mais dites donc ce secret à M. l’Administrateur ! Que vous importe que cette dame ne le veuille pas !
- Cela non ! répondit Jacinthe avec vivacité, au lieu de ça, je préfère mourir !

« Deux prêtres vinrent nous interroger et nous recommandèrent de prier pour le Saint Père. Jacinthe demanda qui était le Saint Père. Ces bons prêtres nous expliquèrent qui il était, et combien il avait besoin de prières. Jacinthe ressentit tant d’amour envers le Saint Père que chaque fois qu’elle offrait ses sacrifices à Jésus, elle ajoutait :
- Et pour le Saint Père.
Après le chapelet, elle disait toujours trois Ave Maria pour le Saint Père et disait quelquefois :
- Comme je voudrais voir le Saint Père ! Beaucoup de personnes viennent ici, mais jamais le Saint Père !
Un jour, raconte Sr Lucie, nous allâmes passer les heures de la sieste près du puits de mes parents. Peu de temps après, Jacinthe m’appela.
- N’as-tu pas vu le Saint Père ?
- Non
- Je ne sais pas comment cela s’est fait, j’ai vu le Saint Père dans une très grande maison, agenouillé devant une table, la tête dans les mains et pleurant. Au dehors, il y avait beaucoup de gens et certains lui jetaient des pierres, d’autres le maudissaient et lui disaient beaucoup de vilaines paroles. Pauvre Saint Père ! Nous devons beaucoup prier pour lui !
A une autre occasion, nous allâmes à la « Lapa do Cabeço ». Arrivés là, nous nous prosternâmes à terre pour réciter les prières de l’Ange. Après un certain temps, Jacinthe se redressa et m’appela.
- Ne vois-tu pas tant de routes, tant de chemins et de champs pleins de gens qui pleurent de faim et n’ont rien à manger ? Et le Saint Père dans une église, priant devant le Cœur Immaculé de Marie ? Et tant de monde qui prie avec lui. »

Après les apparitions, Jacinthe vécut entièrement dominée par le désir de convertir les pécheur pour les arracher au supplice de l’enfer.
« Jacinthe s’asseyait souvent par terre ou sur quelque pierre, et pensive, commençait à dire :
- Oh l’enfer ! Oh l’enfer ! Que j’ai pitié des âmes qui vont en enfer ! Et les personnes qui sont là, vivantes, à brûler comme du bois dans le feu ! 
Et, à demi tremblante, elle s’agenouillait, les mains jointes, pour réciter la prière que Notre Dame nous avait apprise :
- O mon Jésus, pardonnez-nous…
Et Jacinthe demeurait ainsi pendant longtemps agenouillée, répétant la même prière. De temps en temps, elle m’appelait ou appelait son frère :
- François, François, vous priez avec moi ? Il faut beaucoup prier pour sauver les âmes de l’enfer ! Il y en a tant qui vont là-bas ! Tant !
D’autres fois elle demandait :
- Comment se fait-il que Notre Dame ne montre pas l’enfer aux pécheurs ? S’ils le voyaient, ils ne pécheraient plus, pour ne pas y aller. Quelle pitié me font les pécheurs ! Ah ! Si je pouvais leur montrer l’enfer !
D’autres fois, après avoir réfléchi un moment, elle disait :
- Tant de monde qui tombe en enfer ! Tant de monde en enfer ! »

Jacinthe, raconte Sr Lucie, était très impressionnée par certaines choses révélées dans le secret. Un jour, j’allai à sa maison pour rester un peu avec elle. Je la trouvais assise sur son lit, très pensive.
- Jacinthe, à quoi penses-tu ?
- A la guerre qui va venir. Tant de gens qui vont mourir. Et presque tous vont en enfer ! Beaucoup de maisons seront détruites et beaucoup de prêtres tués… Vois ! Moi je vais au Ciel et toi quand tu verras, la nuit, cette lumière donc cette Dame nous a dit qu’elle viendrait avant la guerre, sauve-toi aussi là-haut !
- Tu ne vois pas qu’on ne peut pas fuir vers le Ciel ?
- C’est vrai ! Tu ne peux pas. Mais n’aie pas peur, au Ciel, je prierai beaucoup pour toi, pour le Saint Père, pour le Portugal, pour que la guerre ne vienne pas jusqu’ici et aussi pour tous les prêtres. »

« Le lendemain de la première apparition, Jacinthe s’écria :
- Cette Dame nous a dit de dire le chapelet et de faire des sacrifices pour la conversion des pécheurs. Et les sacrifices comment les ferons-nous ?
François trouva tout de suite un bon sacrifice :
- Donnons notre repas aux brebis et faisons le sacrifice de ne rien prendre.
En quelques minutes, nous avions distribué notre repas aux brebis et nous passâmes ainsi une journée à jeun. Le chartreux le plus austère n’en aurait pas fait autant. Jacinthe prit tellement à cœur les sacrifices pour la conversion des pécheurs qu’elle ne laissait passer aucune occasion.
Il y avait quelques enfants, qui passaient de porte en porte pour mendier. Nous les rencontrâmes un jour alors que nous allions avec notre troupeau. En les voyant, Jacinthe nous dit :
- Donnons notre repas à ces pauvres enfants pour la conversion des pécheurs !
Elle courut le leur porter. Les pauvres petits, contents de notre aumône, cherchaient à nous rencontrer et nous attendaient sur le chemin. Dès que nous les apercevions, Jacinthe courait leur porter toutes nos provisions de la journée, avec une grande satisfaction, comme si elle n’en avait pas eu besoin elle-même.

Les petits bergers, en esprit d’humilité et par amour du recueillement évitaient les curieux qui venaient les interroger.
« Un jour, raconte Sr Lucie, nous étions sur le chemin de Fatima et nous approchions de la route lorsque nous vîmes descendre d’une automobile un groupe de dames et de messieurs. Nous ne pouvions douter un instant qu’ils nous recherchaient. Fuir, nous ne le pouvions plus sans être remarqués. Nous continuions notre chemin espérant passer inaperçus. En arrivant près de nous, les dames demandèrent si nous connaissions les petits bergers à qui Notre Dame était apparue. Nous répondîmes oui. Ils nous demandèrent encore si nous savions où ils habitaient. Nous leur donnâmes toutes les indications précises afin qu’ils s’y rendent et nous courûmes nous cacher dans les champs derrière une ronceraie. Jacinthe, heureuse du résultat de l’expérience, disait :
- Nous devons toujours agir comme ça lorsqu’on ne nous connaît pas.

Les parents de Jacinthe et de François ne se laissèrent pas aller aux excès de sévérité de la mère de Lucie. « Mais les petits, écrit Sr Lucie, souffraient de me voir souffrir, et bien des fois ils versèrent d’abondantes larmes en me voyant affligée et mortifiée. Un jour, Jacinthe me dit :
- Plut à Dieu que mes parents fussent comme les tiens, afin que ces gens puissent aussi me battre, car, ainsi, je pourrais offrir plus de sacrifices à Notre Seigneur. »
Une fois, Jacinthe fut battue par une mégère qui l’insulta :
- « Nous allons prier Notre Dame et lui offrir des sacrifices pour la conversion de cette femme. Elle dit tellement de péchés que si elle ne se confesse pas elle ira en enfer. »
De fait, peu après, cette femme se convertit.

En plus de toutes ces souffrances, vint enfin la maladie dont Jacinthe souffrit presque 1 an et demi.
Les apparitions de juin et de juillet 1917 au cours desquelles Notre Dame avait parlé de son Cœur Immaculé avaient embrasé le cœur de la petite Jacinthe d’un amour extraordinaire pour le Cœur Immaculé de Marie. Sr Lucie nous le dit :
« Jacinthe me disait de temps en temps :
- Cette Dame a dit que Son Cœur Immaculé serait ton refuge et le chemin qui te conduirait à Dieu. N’aimes-tu pas cela beaucoup ? Moi, j’aime tant son Cœur, il est si bon ! 
Quelquefois après avoir dit « Doux Cœur de Marie, soyez mon salut ! », elle ajoutait avec cette simplicité qui lui était naturelle :
- J’aime tellement le Cœur Immaculé de Marie ! C’est le Cœur de notre petite Maman du Ciel ! N’aimes-tu pas beaucoup répéter souvent : doux Cœur de Marie, Cœur Immaculé de Marie ? Moi j’aime tellement cela, tellement ! » 

Notre Dame avait demandé des communions. Jacinthe, à qui on n’avait pas encore permis de communier, s’écriait avec tristesse :
« Je regrette tellement de ne pouvoir communier en réparation des péchés contre le Cœur Immaculé de Marie ! »

Elle offrait ce qui lui était possible. Durant sa maladie, elle disait tout bas à sa cousine :
- « Je souffre beaucoup, mais j’offre tout pour la conversion des pécheurs et comme réparation au Cœur Immaculé de Marie »

Jacinthe, en faisant ses adieux à Lucie, avant de partir pour Lisbonne, lui faisait ces recommandations :
- « Il ne me manque plus beaucoup de temps pour aller au Ciel. Toi, tu resteras ici afin de dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Le moment venu de le dire, ne te cache pas. Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie ; que c’est à Elle qu’il faut les demander ; que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec Lui le Cœur Immaculé de Marie ; que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à Elle que Dieu l’a confiée. Si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde le feu que j’ai là dans ma poitrine, et qui me brûle et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie ! »

Pendant un an et trois mois, Jacinthe porta la croix de sa maladie avec beaucoup de patience et de résignation. Beaucoup de personnes venaient la voir. « Les voisines allaient quelquefois coudre auprès d’elle et disaient :
- Je vais travailler un peu près de Jacinthe, je ne sais ce qu’elle a de particulier, mais j’aime rester près d’elle. »
Elle s’efforçait de ne déranger personne et recommandait à Lucie :
- « Je ne veux pas que tu dises à qui que ce soit que je souffre, même pas à ma mère, parce que je ne veux pas qu’elle se fasse de la peine. »
Sr Lucie écrit :
- « Un dimanche, mes amies de Moita après la messe, vinrent demander à ma mère de me laisser aller passer la journée avec elles. Ayant obtenu la permission, elles me demandèrent d’emmener avec moi Jacinthe et François. Après le repas, Jacinthe commença à laisser tomber sa tête, par l’effet du sommeil. M. José Alves envoya une de ses nièces la coucher dans son lit. Elle s’endormit bientôt d’un sommeil profond. Les gens de ce petit village commencèrent à se rassembler pour passer l’après-midi avec nous et, dans la hâte de la voir, ils allèrent regarder si elle était réveillée. Ils furent surpris de la voir dormir d’un sommeil profond, un sourire sur les lèvres, un air angélique, les mains jointes levées vers le ciel. La chambre se remplit rapidement de curieux. Tous voulaient la voir, et c’est avec peine que certains sortaient pour laisser entrer les autres. La femme de M. José Alves et les nièces disaient :
- Ce doit être un ange !
Et prises d’un certain respect, elles demeurèrent agenouillées près du lit jusqu’à ce que j’aille vers 4 heures et demi l’appeler pour aller réciter le chapelet à la Cova da Iria.

Chemin de Croix
Chemin de Croix

« Jacinthe, écrit Sr Lucie, en allant aux hôpitaux de Vila Nova de Ourem et de Lisbonne, savait qu’elle n’y allait pas pour guérir, mais bien pour souffrir. Bien avant que personne eût parlé de son entrée à l’hôpital de Vila Nova de Ourem, elle dit un jour :
- Notre Dame veut que j’aille dans deux hôpitaux, mais ce n’est pas pour guérir, c’est pour souffrir davantage par amour pour Notre Seigneur et pour les pécheurs. Elle m’a dit que j’irai à Lisbonne dans un autre hôpital, que je ne te reverrai plus, ni non plus mes parents, qu’après avoir souffert beaucoup, je mourrai toute seule, mais que je ne dois pas avoir peur parce qu’Elle viendra me chercher pour aller au Ciel.
Et pleurant, elle m’embrassa en disant :
- Jamais plus je ne te reverrai. Là tu ne pourras pas me visiter. Alors prie pour moi qui vais mourir toute seule.

Calvaire
Calvaire

La prédiction faite à Jacinthe qu’elle mourrait seule et que Notre Dame viendrait la chercher pour l’emmener au Ciel se réalisa le 20 février 1920. Le soir de ce jour, la petite malade déclara qu’elle se sentait mal et qu’elle allait mourir. A sa demande, le Curé de la Paroisse des Anges vint la confesser. Mais, ne voyant aucun signe de péril imminent il lui promit de lui apporter le viatique le lendemain. Vers 10 heures et demie du soir, Notre Dame vint chercher Jacinthe pour l’emmener au Ciel. Personne n’assista à ses derniers moments.

Chemin de Croix – 10ème station
Chemin de Croix – 10ème station

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| Mise à jour : 31/07/2010 |

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