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Le lieu des sept sources
« En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement. L’heure étant déjà très avancée, ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà très avancée ; renvoie-les afin qu’ils aillent dans les fermes et les villages d’alentour s’acheter de quoi manger. » Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils lui disent : « Faudra-t-il que nous allions acheter des pains pour deux cents deniers, afin de leur donner à manger ? » Il leur dit : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’en étant informés, ils disent : « Cinq, et deux poissons. » Alors il leur ordonna de les faire tous s’étendre par groupes de convives sur l’herbe verte. Et ils s’allongèrent à terre par carrés de cent et de cinquante. Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, il bénit et rompit les pains, et il les donnait à ses disciples pour les leur servir. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. Tous mangèrent et furent rassasiés. Et l’on emporta les morceaux, plein douze couffins, avec les restes des poissons. Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes. » Marc 6 30-44
Au pied du mont des Béatitudes, situé sur l’ancienne Via Maris à mi-chemin entre Migdal et Capharnaum, Tabgha est le lieu où la tradition chrétienne situe le miracle de la multiplication des pains. Aux premiers temps du christianisme, l’endroit fit l’objet d’une intense vénération et devint un but de pèlerinage. Byzance a laissé ici des mosaïques qui comptent parmi les plus belles qui se puissent voir en Palestine. Le nom de Tabgha signifie « les sept sources ». L’une de ces sources, la plus abondante, Ain el-Hasil, a été captée dans une piscine octogonale surmontée d’un dôme. On venait autrefois s’y baigner et soigner les maladies cutanées, l’eau de cette source étant sulfureuse. Une première église fut érigée vers 352 par Josèphe de Tibériade ; le rocher sur lequel le Christ avait posé les pains en constituait l’autel. Détruite en 419 par un tremblement de terre, elle fit place à une église byzantine plus grande et orientée vers l’orient. Mais en 614, l’église fut entièrement détruite par les Perses et tomba complètement dans l’oubli. Il fallut attendre 1932 pour en découvrir les anciennes fondations et les mosaïques en partie intactes représentant la faune et la flore des bords du lac. Devant l’autel, une ravissante mosaïque naïve commémore le miracle et montre une corbeille de pains entourée de chaque côté par un poisson. L’église actuelle a été érigée sur l’emplacement de l’église byzantine. Consacrée en 1982, elle en est une copie conforme.
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 Mosaïque
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